Antienne



28 juin 2011

Terre que l’on garde sous les ongles
Comme un trésor d’enfance à cacher
Le cri en gorge l’été inassouvi
Lien desserré des rues tout autour de nous
L’air libre a reposé ses ailes
Et nous a mis à plat
Souleiado des vierges au sombre vécu
Je t’ai pleuré dans un chant sans appel
Jusqu’à l’euphorie noire des cigales
L’envoûtée au chaud des sèves
La douleur applaudit l’abandon
Avec une ferveur d'endimanchée
Dans la lyrique marabout du Midi
Tu m’as fait tourner les sangs en soleils
Souleiado mais la parole survivra imaginale
À l’exuvie oublieuse de tes mots